Résonances, tourisme eco-responsable au Québec

Le film Résonances, récits de rencontres-Québec, est produit par la compagnie Vaolo, qui vise à faire connaître le Québec et d’autres endroits dans le monde grâce au concept du tourisme éco-responsable.

D’entrée de jeu, je tiens à le souligner tellement ça saute aux yeux,  les images sont époustouflantes. Une caméra en plongée ou contre-plongée qui nous fait voyager au cœur d’un Québec de carte postale, des forêts au lacs aux rochers grandioses:  tout est magnifique. On ne peut rien critiquer de l’aspect visuel tant il est beau, et du format du documentaire  parfaitement rôdé, bien ficelé, en un mot qui invite le voyageur à visiter notre belle province. Par contre, les valeurs véhiculées par le court métrage, aller à la rencontre de l’autre, se laisser inspirer par la nature, écouter le silence sont plus difficiles à montrer à l’écran et passent moins bien la caméra. Il faut préciser qu’il s’agit là d’un pari risqué, et le pari est moins bien réussi que son aspect visuel.

Les discours, qui se veulent poétiques et inspirés, laissent le spectateur sur sa faim.  Qu’est-ce qu’on veut dire au juste ? La question de l’identité québécoise, abordée brièvement au début du court métrage, ne trouve pas de réponse claire dans cette épopée québécoise ou l’on rencontre des autochtones qui eux aussi parlent très peu de leur culture, de leur différence. Peut-on écouter le vent et prendre un arbre dans ses bras pour vraiment échanger et comprendre la culture amérindienne, je me le demande. Il y a sûrement plus à découvrir lors d’un périple avec l’agence de voyages, mais le rendu de l’expérience ne nous en dira pas plus long.
On nous invite à faire preuve de beaucoup d’ouverture face à l’autre, mais les dialogues sont circonscrits dans des délais courts pour des échanges tout aussi courts. On oublie de parler de l’histoire entre Québécois et Autochtones, comme si cette histoire, qui pourtant s’est révélée difficile et tout aussi récemment lors de la découverte des abus de l’église envers les autochtones, était passée sous silence et balayée sous un tapis d’aiguilles d’épinettes.  L’aspect très positif de l’approche est d’inviter entre autres, un dialogue entre «blancs » et Amérindiens, et ce n’était que ça, je dirais un pari qui en vaut la peine.
Collaboration spéciale:  Anne Campagna, journaliste et photographe. Agence Québec Presse. 
Lien pour visionnement gratuit:  https://vaolo.com/media/resonances/
Las OlasJGA

Anne Campagna

Je m'intéresse au journalisme d'enquête et au reportage international depuis l'âge de 19 ans. Issue d'un milieu politique québécois et canadien, les histoires de corruption m'ont toujours fascinées, ainsi que le partage du pouvoir dans les sociétés, les décisions des gens de pouvoir, leurs réussites et leurs échecs. La place des femmes dans ce milieu aussi m'est un sujet d'intérêt important, et je termine présentement un roman en collaboration avec le directeur de l'Agence Québec Presse qui touche ces sujets.