//Guy St-Onge, la musique dans la peau

Guy St-Onge, la musique dans la peau

Michel Bureau
Guy St-Onge savait dès l’âge de quatre ans ce qu’il voulait faire dans la vie. Il n’a pas l’impression encore aujourd’hui d’avoir intégré le marché du travail. « Je m’amuse, je fais ce que j’aime le plus dans la vie, la musique », dit-il sourire en coin.

Guy St-Onge voue un grand respect pour ses parents Germaine et Gérard qui lui ont permis de se réaliser. « Un jour mon père m’a demandé ce que je voulais faire dans la vie, je lui ai dit, sans hésitation, musicien. Il m’a donné les outils pour parvenir à mes fins. Mes parents m’ont beaucoup donné dans la vie », de renchérir le sympathique musicien. C’est par un concours de circonstances que Guy St-Onge est devenu musicien. « Lorsque nous avons déménagé à Laval, il y avait un piano au sous-sol de la maison, le propriétaire n’était pas capable de le sortir. Finalement, mon père voyant que j’aimais jouer du piano a décidé de le garder, et de le faire réparer. C’est là que tout a commencé. Je jouais du piano plusieurs heures par jour. C’est alors que j’ai constaté que j’avais une oreille musicale. Je n’ai pas de mérite pour cela, c’est un don du ciel », raconte Guy St-Onge, dont le père avait sa propre entreprise dans l’huile à chauffage industrielle. Il est le seul dans la famille dont la passion était la musique.

Il s’est fait connaître comme pianiste du plus populaire talk show de l’époque « Ad lib » avec Jean-Pierre Coallier, pour lequel il a beaucoup de respect. Il s’était démarqué auparavant comme pianiste du Pierre Lalonde show au réseau anglais de CFCF. 

Père de cinq enfants

Guy St-Onge est père de cinq enfants. La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre, l’aîné Sébastien 30 ans joue dans un band, sa fille Elina, 30 ans, s’intéresse aux arts de la scène, Matisse 17 ans joue aussi dans un groupe, Camille 14 ans, et le benjamin William 10 ans. Trois de ses enfants vivent à L’Isle-aux-Coudres « J’adore la vie ici. J’ai l’impression d’être en vacance au quotidien. D’ailleurs, lorsque je dois aller à l’extérieur, je suis toujours très heureux de revenir ici ».


Sœur Corneille

Guy St-Onge n’était pas un premier de classe, pas non plus un élève turbulent ni un sportif. Lorsque je lui ai demandé son plus beau souvenir d’enfance, il m’a répondu sans la moindre hésitation la musique. « C’est la musique qui vient en tête de liste dans mes plus beaux souvenirs d’enfance ». À l’école, Guy ne pensait qu’à jouer de la musique. « J’étais souvent dans la lune ». Son père a rapidement constaté que son fils était passionné par la musique. Un bon jour sœur Corneille lui a dit de laisser l’école pour se consacrer à la musique. « J’étais devenu un cas compliqué à gérer à l’école, une oreille musicale trop développée pour la technique », de dire Guy St-Onge pour qui Michel Legrand fut un mentor. « J’ai appris mon métier en écoutant Michel Legrand ». Chose certaine, les conseils de Sœur Corneille ont aussi porté fruit.

En tournée sur son île pendant cette pandémie

À défaut de faire tourner des artistes sur son île, cet été, Guy St-Onge a pris le bâton du pèlerin pendant cette pandémie pour faire une tournée sur son île en allant jouer de la musique avec sa conjointe, violoniste, sur les perrons des gens. Il voulait ainsi contribuer à mettre un peu de joie dans la vie des gens en cette période morose. Le célèbre chef d’orchestre, qui rêve de présenter un festival de jazz à L’Isle-aux-Coudres, garde la bonne humeur, convaincu que les choses vont revenir à la normale sous peu. Dans les petits pots les meilleurs onguents, L’Isle-aux-Coudres est une source d’inspiration pour plusieurs artistes : Caroline Desbiens, artiste et aussi députée de Beauport-Cöte-de-Beaupré-Ile D’Orléans, Geneviève Jodoin, gagnante A la voix en 2019, habitent également à L’Isle-aux-Coudres. Malgré cette pandémie, il y a tout de même une joie de vivre à L’Isle-aux-Coudres !

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