//Votia au Balatou, les rythmes endiablés de La Réunion

Votia au Balatou, les rythmes endiablés de La Réunion

Alain Clavet

Alain Clavet, LaMetropole.Com

Les Nuits d’Afrique sont chaudes à Montréal pendant le festival dorénavant célèbre et fort couru par les amateurs de découvertes musicales.  Au Balatou, boulevard Saint-Laurent, le 16 juillet dernier, Marie-Claude Lambert alias Votia a conquis le public des mélodies et des rythmes de la tradition maloya.

 » Votia, est le nom de scène de la chanteuse réunionnaise Marie-Claude Lambert-Philéas, en hommage à sa mère originaire de Madagascar et issue d’une famille de musiciens. Dans cette famille, le maloya se transmet de génération en génération. Marie-Claude Lambert débute sa carrière en accompagnant son père Gramoun Lélé, lui-même chanteur d’un groupe mythique. Elle est également choriste pour son frère Urbain Philéas, Groove Lélé et le groupe Didi. Elle aurait pu continuer longtemps à chanter pour les autres, et surtout dans ce milieu plutôt masculin. Mais Marie-Claude devient auteure et lance sa propre formation.

Aujourd’hui, elle aussi s’entoure de sa famille sur scène (son mari, Fabrice Lambert, ou encore ses enfants), ainsi que de nombreux musiciens talentueux. La douleur que lui inflige la perte de ses parents puis de sa fille au cours des années 2000 se retrouve dans certains de ses textes, apaisée seulement par la musique. Portés par sa voix douce et charismatique, les textes de Marie-Claude sont intimes, abordant l’amour, le deuil, les êtres chers comme les êtres disparus. C’est un travail de transmission que la chanteuse effectue à travers son mayola aux influences de blues, de musique indienne et africaine. En novembre 2016 paraît le premier album du groupe, Ansoumak, faisant découvrir au public un univers unique, transcendé par les rythmes du mayola, une poésie sensible et la personnalité vibrante de Marie-Claude. »   (Extrait du programme du Festival nuits d’Afrique.).

Le maloya est, avec le séga, l’un des deux genres musicaux majeurs de La Réunion. C’est à la fois un type de musique, de chant et de danse. En tant que pratique créolisée chantée en créole réunionnais, il est l’héritier des pratiques musicales amenées dans l’île par les esclaves, les engagés, mais également les colons français depuis le xviie siècle. Si d’autres instruments peuvent s’y rajouter, le roulèr est prépondérant pour le maloya tel qu’on le définit de nos jours. Des instruments traditionnels comme le kayamb, le pikèr, le sati ou le bobre sont aussi courants et restent la base du maloya traditionnel.  Après avoir été inscrite à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France, cette pratique musicale est classée, par l’UNESCO et depuis le  au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité.  (Extrait de Wikipedia).

Votia au Balatou, les rythmes endiablés de La Réunion

Dans le contexte d'une carrière au gouvernement du Canada dans les secteurs de la francophonie, des langues officielles et de la culture, j'ai eu l'occasion de donner des conférences à l'UNESCO et l'Internet Society à Washington, à Paris et au Japon. Mes études m'ont aussi permis d'obtenir des maîtrises en administration publique et en histoire canadienne.

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