//Nemaska, perdre sa chemise pour le Québec

Nemaska, perdre sa chemise pour le Québec

Alain Clavet
Le scénario se répète dans les projets miniers du Québec, un cas d’espèce Nemaska.

Des projets sous-capitalisés, puis les prévisibles dépassements coûts. Résultats, les petits épargnants, qui ont acheté des actions de bonne foi dans une compagnie québécoise, se font flouer et leurs actions ne valent plus rien. Ainsi, « libéré » des actionnaires, les compagnies et le gouvernement du Québec tentent de refinancer les projets.. Dans le cas récent de Nemaska, les actions ont été bloquées sur la bourse de Toronto, le TSX, le 23 décembre 2019 (Joyeux Noël !) puis ont été radiées le 6 février 2020.

Bien évidemment, les actionnaires de Nemaska n’acceptent pas de perdre leurs épargnes, suite à des décisions dont ils ne sont pas responsables. Guy Leblanc, le nouveau président d’Investissement Québec, a affirmé, le 6 février 2020, lors d’une entrevue à la station radio 98,5 FM accordée au journaliste Bernard Drainville, « Les actionnaires de Nemaska n’ont pas perdu leurs chemises. (…) Investissement Québec est à la recherche de solutions pour que les actionnaires de Nemaska ne perdent pas leurs investissements. » Les actionnaires de Nemaska souhaitent vivement qu’une solution soit rapidement trouvée afin de renouer notre partenariat et notre confiance à Nemaska.

Dans l’espoir de favoriser cette solution, les actionnaires se regroupent aujourd’hui et demandent justice au gouvernement de François Legault. Le Regroupement des actionnaires de Nemaska ont récemment publié un communiqué de presse afin de faire valoir leurs droits. Voici le communiqué que j’ai signé à titre de président du conseil d’administration du Regroupement des actionnaires de Nemaska.

La prospérité du Québec ne peut se faire sur le dos des petits épargnants ! L’action NMX/Nemaska Lithium a été radiée, le 6 février 2020, de la Bourse TSX de Toronto, au détriment des actionnaires.

Environ 25 000, majoritairement résidents au Québec, et représentant environ 60 % des actions de Nemaska, risquent de perdre leurs épargnes parce qu’ils souhaitent contribuer au développement économique du Québec ! Un dépassement des coûts importants, pour la réalisation du projet Nemaska, nécessite une nouvelle structure de financement. Ce Plan de refinancement visera à permettre à Nemaska de continuer ses activités lucratives avec les actionnaires et les investisseurs institutionnels, mais peut-être sans les actionnaires qui ont placé leurs épargnes et leur confiance dans l’achat d’actions de Nemaska.

Le Regroupement des actionnaires de Nemaska fait aujourd’hui appel au premier ministre François Legault, au ministre Pierre Fitzgibbon et à Guy Bourassa, directeur général de Nemaska, pour éviter cette injustice. Nemaska (NMX), à l’heure actuelle sous la protection des créanciers, doit tenir compte des petits actionnaires et les inclure comme partenaires dans l’avenir de Nemaska.  Tous les actionnaires sont invités à joindre le Groupe des investisseurs de Nemaska Lithium sur Facebook.

L’excellente mine Whabouchi, la deuxième plus grande mine de lithium au monde, et l’usine de traitement par hydrolyse de Shawinigan cherchent dans le monde entier des partenaires financiers. La valeur de Nemaska est indéniable et son procédé, excellent pour l’environnement, car il épargne des millions de litres d’eau par rapport au lavage du lithium de marais. Les actionnaires de Nemaska souhaitent continuer à être partenaires de cette grande compagnie.


Le Regroupement des actionnaires de Nemaska demande au gouvernement de François Legault d’agir avec diligence afin de relancer Nemaska, en partenariat avec ses actionnaires, soit en gardant NMX à la bourse TSX de Toronto, soit en nous offrant une place appropriée dans Nemaska refinancée.

La prospérité du Québec ne peut se faire sur le dos des petits épargnants !

Alain Clavet, président du conseil d’administration

Regroupement des actionnaires de Nemaska

nmxinvestorsgroup@gmail.com

905-367-8419

Le site web de Nemaska Liithium :  https://www.nemaskalithium.com/fr

Le Gustave

Dans le contexte d'une carrière au gouvernement du Canada dans les secteurs de la francophonie, des langues officielles et de la culture, j'ai eu l'occasion de donner des conférences à l'UNESCO et l'Internet Society à Washington, à Paris et au Japon. Mes études m'ont aussi permis d'obtenir des maîtrises en administration publique et en histoire canadienne.

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