//Fuite vers la campagne !

Fuite vers la campagne !

La Métropole
Après un an de pandémie, un futur acheteur sur trois choisit la campagne, le troisième volet de l’Indice immobilier RE/MAX.

L’Indice immobilier RE/MAX, résultant d’une vaste enquête régionale bisannuelle portant sur l’intention des Québécois d’acheter ou de vendre leur résidence [1] et sur d’autres thèmes reliés, apporte avec son troisième volet un éclairage intéressant sur l’évolution des intentions des Québécois depuis le début de la pandémie. Quand on leur demande quel est le lieu idéal pour leur future résidence, un Québécois sur trois choisit la campagne, un bond spectaculaire depuis le printemps 2020, alors que c’était le choix d’un Québécois sur cinq. Plus précisément, l’étude nous apprend que 38 % des futurs acheteurs ont dit favoriser la banlieue contre 33 %, la campagne, alors que la ville obtient la faveur de 25 % des futurs acheteurs. Il s’agit d’une hausse de 12 % pour la campagne, tandis que la banlieue chute de 8 %. De son côté, la ville connaît une légère hausse de 3 %.

Pour Marc Cousineau, vice-président marketing de RE/MAX Québec, ces données confirment une tendance qui s’était dégagée dans l’indice précédant, l’automne dernier : « Clairement, la campagne se démarque pour une proportion grandissante des futurs acheteurs immobiliers, en particulier les plus âgés. Près de 50 % des répondants de 45 ans et plus ont affirmé vouloir faire leur prochain achat à la campagne. Or, contrairement à une croyance répandue depuis le début de la pandémie, cela ne se fait pas au détriment de la ville qui, elle, a connu une légère progression depuis un an. »

Les événements de la dernière année ne semblent pas avoir eu d’impact sur la confiance des futurs acheteurs et vendeurs : 47 % des répondants ont l’intention de faire un achat d’ici 5 ans, une hausse de 7 % par rapport à l’an dernier, tandis que 41 % des répondants ont l’intention de vendre une propriété, une très légère hausse de 4 %. La pandémie a eu un impact sur le calendrier de 35 % des répondants, 29 % ayant décidé de retarder leur prochain achat, tandis que 6 % ont devancé celui-ci. Le sondage indique notamment que 94 % des futurs vendeurs sont confiants d’obtenir le prix désiré pour leur propriété, ce qui n’est pas une grande surprise, considérant la situation actuelle du marché immobilier.

On achète quoi ?

Parmi les répondants ayant l’intention de faire un achat immobilier d’ici cinq ans, la moitié (50 %) a l’intention d’acquérir une maison unifamiliale. Vient ensuite l’achat d’un condo (17 %), d’un chalet (10 %) et d’un immeuble à logements (9 %).


Quelques disparités régionales

Dans un sondage de cette nature, il est intéressant d’observer comment certaines régions se démarquent sur des critères particuliers.

  • C’est la région de Montréal où la proportion de répondants qui visent acheter une propriété d’ici cinq est la plus élevée, avec 45 %, tandis que la proportion la plus faible est la Montérégie, avec 30 %.
  • C’est aussi la région de Montréal où la proportion de répondants qui visent à vendre une propriété d’ici cinq ans est la plus élevée (43 %), tandis que la proportion la plus faible est Trois-Rivières/Drummondville (30 %).
  • Trois-Rivières/Drummondville (29 %) est la région où la proportion de répondants qui choisissent la ville pour leur prochain achat est la plus élevée, tandis que cette proportion est la plus faible dans les Laurentides (5 %).
  • La région où la proportion de répondants qui choisissent la banlieue pour leur prochain achat est la plus élevée à Trois-Rivières/Drummondville (40 %), tandis que la plus faible est les Laurentides (13 %).
  • Ce sont les répondants de la région des Laurentides qui choisissent le plus la campagne pour leur prochain achat (81 %), tandis que la proportion la plus faible se trouve dans la région de Trois-Rivières/Drummondville (29 %).
  • Montréal et Gatineau sont les deux régions où les répondants expriment le plus haut désir de sortir des grands centres pour acheter en banlieue ou à la campagne (23 % chacune).
  • Pour les répondants de la grande région de Montréal, le lieu idéal de résidence des futurs acheteurs est la banlieue (38 %), suivi de la campagne (31 %) et de la ville (26 %).
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