//Sylvain Dansereau, RE/MAX, entretien
Remax Québec

Sylvain Dansereau, RE/MAX, entretien

Alain Clavet
Un entretien de Sylvain Dansereau (SD), vice-président exécutif,  RE/MAX Québec par Alain Clavet, rédacteur en chef de LaMetropole.Com (AC)

AC     Les Québécois connaissent RE/MAX.  Pourriez-vous donner quelques chiffres pour mieux comprendre l’importance de RE/MAX dans le monde et au Québec ?

SD     La compagnie RE/MAX a été fondée en 1973, établie au Québec en 1982, et compte aujourd’hui 120,000 courtiers dans 100 pays.  De ce nombre le Québec compte 30 ,000  inscriptions, 4 017 courtiers répartis dans 146 agences et occupe 42 % du marché québécois.  RE/MAX fonde son succès sur la qualité du service afin d’assurer une transaction complète sans problème pour les clients.  Nous sommes reconnus pour nos services d’accompagnement en cas de difficultés particulières comme un financement prévu qui ne réalise pas ou une poursuite pour vices cachés.   Ces services assurent que toutes les étapes des transactions seront faites dans un climat serein au bénéfice de tous.

AC     Quels sont les impacts de la COVID-19 pour RE/MAX au Québec ?

SD     Dès le 13 mars 2020, les services de RE/MAX ont été concentrés sur les services essentiels.   Les visites annulées et plus grandes utilisations des outils virtuels.  Des mesures sanitaires ont été adoptées dans les agences.  Depuis le 11 mai 2020, je note un retour d’activités à des niveaux comparables à ceux de l’an dernier.   Le télétravail, bien sûr, a pris de l’ampleur pour les courtiers.  Afin de bien comprendre les changements dans l’industrie, RE/MAX Québec a commandé un sondage afin de mieux connaître les impacts de la pandémie sur les intentions d’achats et de ventes des Québécois. (1)

AC     Quels sont les principaux résultats de ce sondage ?

SD     Le sondage indique que 50 % des Québécois souhaitent déménager en banlieue ou en campagne.  Les acheteurs : 40 % souhaitent acheter d’ici cinq ans.  Les vendeurs : 37 % croient vendre d’ici cinq ans afin d’acheter une propriété plus grande et un plus grand terrain.  C’est peut-être conséquent au confinement, les Québécois se sont rendu compte de l’importance de l’espace résidentiel et d’un espace de jardin.   Les 55 ans et plus ont des besoins différents : un espace plus petit et donc facile d’entretien et moins cher.  Il y aura, dans une certaine mesure, une rencontre entre l’offre et la demande.  Le télétravail et le besoin de vivre avec ses aînés, au lieu de rechercher un logement institutionnel, créent aussi des besoins pour des maisons plus grandes.

AC     Quelle est votre vision de RE/MAX dans cinq ans ?

SD     Continuer à améliorer nos services aux clients qui sont la marque distinctive de RE/MAX.  Dans un monde complexe en changement rapide, RE/MAX doit s’adapter aux besoins des Québécois. Les nouvelles façons de faire offertes par les nouvelles technologies et les contraintes imposées par de l’imprévisible comme la COVID-19 doivent être prises en compte.  RE/MAX sera plus présente sur le Web, améliorera ses guides et outils technologiques et commandera d’autres sondages afin de répondre aux besoins des Québécois.

AC    Je vous remercie monsieur Sylvain Dansereau pour cet entretien.   Voici des résultats plus détaillés du sondage pour les lecteurs de LaMetropole.Com.

Étude des impacts de la pandémie sur les intentions d’achats et de ventes des Québécois *

  • Pour la moitié des répondants (46 %), le lieu idéal de leur future résidence serait la banlieue, particulièrement pour les foyers avec un enfant mineur. La ville arrive seconde (28 %), et la campagne au troisième rang (21 %).
  • 40 % des répondants considèrent probable qu’ils achètent une propriété résidentielle au cours des cinq prochaines années. Parmi ceux-ci, 80 % sont persuadés de respecter leur budget pour l’achat d’une maison en fonction du marché actuel.
  • Plus de la moitié des futurs acheteurs (58 %) visent l’achat d’une résidence qui répond à tous leurs critères, quitte à retarder l’achat de celle-ci.
  • La moitié des futurs acheteurs (50 %) possèdent l’argent nécessaire à leur mise de fonds et cette proportion monte à 71 % pour les futurs acheteurs qui sont déjà propriétaires.

Chez les vendeurs 

  • Parmi les propriétaires responsables du paiement du loyer ou de l’hypothèque, 37 % considèrent probable qu’ils vendent leur propriété au cours des cinq prochaines années.

Plus de la moitié des futurs vendeurs vendraient leur propriété pour avoir un plus grand terrain (58 %) ou une plus grande propriété (55 %).

  • Plus de la moitié des futurs vendeurs (58 %) ont procédé à des rénovations pour faciliter la vente de leur résidence ou obtenir un meilleur prix.
  • 83 % d’entre eux sont assez ou très bon espoir d’obtenir le prix demandé
  • Une proportion significative de personnes de 55 à 64 ans vendraient leur propriété pour emménager dans une propriété moins dispendieuse ou plus petite (respectivement 72 % et 81 %).

Les disparités régionales

  • Alors que les propriétaires des régions de Montréal, Québec, Trois-Rivières/Drummondville, Sherbrooke et Gatineau sont confiants d’obtenir le prix demandé lors de la vente de leur propriété (entre 78 % et 87 %), seulement 61 % des propriétaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean se disent assez ou très confiants.
  • Les propriétaires de Sherbrooke se démarquent dans leur recherche d’un plus grand terrain (75 %), alors que ceux du Saguenay-Lac-Saint-Jean recherchent de plus petits terrains (45 %) et ceux de Gatineau, une propriété moins dispendieuse (64 %).

Visitez RE/MAX Québec pour de plus amples renseignements.   http://proprietes.remax-quebec.com

 

(1) Indice RE/MAX Six réalisé par Léger du 17 au 29 mars 2020 auprès de 1 400 résidents de six régions du Québec. Marge d’erreur de +/— 2,6 %, 19 fois sur 20.    

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Dans le contexte d'une carrière au gouvernement du Canada dans les secteurs de la francophonie, des langues officielles et de la culture, j'ai eu l'occasion de donner des conférences à l'UNESCO et l'Internet Society à Washington, à Paris et au Japon. Mes études m'ont aussi permis d'obtenir des maîtrises en administration publique et en histoire canadienne.

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