//Oasis de calme et de beauté, le Jardin botanique de Montréal

Oasis de calme et de beauté, le Jardin botanique de Montréal

Alain Clavet
Le Jardin botanique de Montréal offre aux citadins oppressés par le bruit et la chaleur une oasis de beauté et de calme au charme bucolique.  La nature domptée, enjolivée et harmonisée par l’esprit de l’Homme. Nous ressentons tout au long des sentiers l’amour du frère Marie-Victorin qui a conçu ce paradis.

Dès 1920, un jeune professeur de botanique, le frère Marie-Victorin travaille à la création d’un grand jardin urbain.  La passion du frère Marie-Victorin et l’aide d’Henry Teuscher, qui deviendra le chef horticulteur du jardin, font fi de tous les obstacles.  Leur labeur se concrétise au fil des années avec la fondation officielle du jardin (1931), l’érection du bâtiment administratif et l’aménagement de jardins d’accueil (1936 à 1939) et la construction de serres d’exposition (inaugurées en 1956).

Le Jardin botanique de Montréal prend son véritable essor dans les années 1970. Les activités de recherche recommencent et le succès des Floralies internationales de 1980 provoque une véritable ouverture sur le monde.  Cette période voit le Jardin botanique s’élever au rang qui est aujourd’hui le sien parmi les grands jardins du monde grâce à la réalisation de projets d’envergure: l’Arboretum, la Roseraie, le Jardin japonais, l’Insectarium et le Jardin de Chine. Depuis, le rythme de croissance n’a pas ralenti ainsi qu’en témoignent le nouveau complexe d’accueil, la serre d’accueil Molson, la Maison de l’arbre Frédéric-Back et le Jardin des Premières-Nations, tous inaugurés après 1995.

Le Jardin de Chine

Ce jardin est unique. Se voulant rustique et asymétrique, il répond pourtant à un esthétisme rigoureux. L’organisation spatiale, l’architecture des pavillons, les sélections végétales, aquatiques et minérales, ainsi que le contraste né du yin et du yang, traduisent les principes séculaires de l’art chinois de l’aménagement paysager.  La conception du Jardin du Lac de rêve est l’oeuvre de Le Weizhong, architecte et architecte paysager réputé.  La création d’une harmonie jardinière à la chinoise s’effectue au moyen de quatre éléments principaux : les plantes, l’eau, les pierres et l’architecture.

Le Jardin japonais

La cloche de la Paix en souvenir des morts à Hiroshima et Nagasaki. Crédit photo : Alain Clavet

Dans ce jardin, d’une superficie de 2,5 hectares, tous les éléments s’équilibrent pour évoquer la sérénité.  Aux détours des sentiers, le visiteur découvre les paysages où se succèdent les collections de pivoines, de rhododendrons, d’iris, de pommetiers et de nombreuses plantes vivaces. Tout dans ce lieu, propice à la réflexion, est empreint de symbolisme. On y retrouve un étang ainsi qu’une série de cascades et de ruisseaux qui incarnent la vie et le renouveau. Ken Nakajima (1914-2000), architecte-paysager japonais de renommée internationale, a su donner à son aménagement le cachet d’un jardin contemporain en ajoutant aux lignes sobres et traditionnelles un nombre important de végétaux à fleurs.

Dans le contexte d'une carrière au gouvernement du Canada dans les secteurs de la francophonie, des langues officielles et de la culture, j'ai eu l'occasion de donner des conférences à l'UNESCO et l'Internet Society à Washington, à Paris et au Japon. Mes études m'ont aussi permis d'obtenir des maîtrises en administration publique et en histoire canadienne.

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