//Élections fédérales 2019 : Quelle fiscalité nous attend?

Élections fédérales 2019 : Quelle fiscalité nous attend?

La Métropole
Les élections fédérales arrivent à grands pas, et voici venu le temps de choisir quel parti sera le plus apte à représenter les intérêts de la population canadienne.*

La question du fardeau fiscal est l’enjeu le plus important lors de ces élections. Un Canadien sur quatre dit avoir de la difficulté à joindre les deux bouts, et les 35-54 ans font grimper ce pourcentage à une personne sur trois. Les promesses d’alléger le coût de la vie, principalement pour les familles, sont donc au menu de bien des partis. Tour d’horizon des différentes promesses qui auront un impact sur la fiscalité des Canadiens.

C’est un fait, le coût de la vie est l’enjeu primordial de ces élections, et bien des gens seront tentés de voter pour le parti qui lui permettra plus d’argent dans leurs poches en fin de compte. Bien que des actions individuelles puissent être posées pour maximiser nos déductions, telles que la création d’une fiducie familiale ou l’investissement dans des REER, une promesse de réduction d’impôts est toujours alléchante, puisqu’elle semble arriver tel un cadeau. Mais qu’en est-il réellement? Est-on plus riche lorsque l’on paie moins d’impôts? Individuellement, probablement, mais collectivement, c’est une autre histoire.

S’il est élu, le Bloc Quécois promet d’abolir la taxe famille, en instaurant le retour à un tarif unique dans les CPE et les services de garde subventionnés. Plusieurs promesses reliées à l’environnement deviennent également des incitatifs financiers, tels qu’une réduction de 60% des tarifs de transports en commun, ainsi qu’une prime de 4$ aux chauffeurs pour chaque trajet de covoiturage aux heures de pointe.

Le Parti conservateur a quant à lui proposé plusieurs crédits d’impôt et des allocations pour soutenir les familles dans lesquelles les enfants pratiquent des sports et des activités artistiques. Un crédit d’impôt en raison de l’âge a également été évoqué, représentant environ 150$ pour les personnes seules à faible ou moyen revenus et 300$ pour les couples. Pour poursuivre avec les impôts, le Parti conservateur désire baisser le taux d’imposition sur les premiers 48,000$ déclarés, représentant ainsi environ 400$ de plus dans les poches des Canadiens. Enfin, les Conservateurs désirent améliorer l’accessibilité à l’achat d’une propriété notamment avec des mesures pour protéger les Canadiens en situation précaire si une hausse du taux hypothécaire survenait.

Bien fidèle à lui-même, le Parti libéral promet des baisses d’impôts. S’il est réélu, le Premier ministre veut faire passer le seuil de revenu non imposable de 12 à 15,000$ représentant environ 300$ de plus dans les poches des Canadiens.  Le Parti libéral désire également s’attaquer à la facture cellulaire des Canadiens en favorisant la concurrence, ou avec l’aide du CRTC. Les Libéraux promettent également de bonifier le programme d’allocation canadienne pour enfants et d’éliminer l’impôt sur les prestations de parentalité. Enfin, le Parti libéral promet d’augmenter les prestations de sécurité liées à la vieillesse de 10% et de hausser de 25% la Prestation de survivant au Régime de pension du Canada et du Régime de rentes du Québec.

Le Nouveau Parti démocratique désire ardemment instaurer un régime universel d’assurances médicaments et de soins dentaires dès 2020. Les Néo-Démocrates proposent de modifier les règles de l’assurance-emploi afin que les travailleurs qui souhaitent retourner aux études soient admissibles. Le NPD s’engage également à fixer le salaire minimum à 15$ l’heure et interdire les stages non rémunérés, à l’exception des programmes d’enseignement. Enfin, il veut réduire le taux d’imposition pour les revenus inférieurs à 47 630$ et désire également s’attaquer à la facture de cellulaire et de connexion Internet.

Enfin, le parti de Maxime Bernier, le Parti Populaire du Canada, entrevoit une baisse des taxes des Canadiens et une réforme complète sur le plan des orientations économiques. Pour en savoir davantage sur ce parti, consultez notre entrevue exclusive avec Maxime Bernier.**

Bien sûr, toutes ces promesses semblent bien positives, et elles s’accompagnent d’un plan économique pour permettre leur réalisation, mais est-ce que ce sera suffisant pour atteindre l’équilibre budgétaire? Les baisses d’impôts promises par les différents partis représentent environ 6 milliards de pertes. Dans la mesure où un parti en promet plus qu’un autre, il ne faut pas tomber dans le panneau de croire que c’est effectivement une promesse qui peut être tenue. Peut-être vaut-il mieux prévoir le coup et investir dans un portefeuille d’actions qui pourrait rapporter à long terme ou encore, maximiser les déductions à la source en optant pour une stratégie fiscale adaptée à sa situation.  Comme on dit, on n’est jamais mieux servi que par soi-même!

* Article promotionnel de Oshe Hello.

** Entrevue à La Métropole

Le Gustave
Partagez par courriel