Marc-André Fleury, le dernier des Mohicans

Marc-André Fleury, le dernier des Mohicans. Le Bureau des sports.  Par Michel Bureau

Il fut une époque où le Québec était une pépinière de gardiens de but pour la Ligue nationale. Jacques Plante aura été la toute première vedette masquée.  C’est lui qui introduit le masque comme pièce d’équipement chez les gardiens. Puis, il y a eu Rogatien Vachon chez le Canadien, Bernard Parent qui a conduit les Flyers de Philadelphie à la conquête de la Coupe Stanley en 1974 et 1975, ça fait un bail. Une décennie plus tard, Patrick Roy conduisait le Canadien à la coupe Stanley (1986), puis en 1993 contre toute attente, le Canadien remportait ce qui devait s’avérer à ce jour la toute dernière conquête du bol d’argent par le tricolore, déjà 30 ans. Au tournant des années 2000, on comptait plusieurs gardiens made in Québec dans la LNH, certains ont conduit leur équipe respective aux grands honneurs, d’autres furent dominants sans pour autant parvenir à la grande conquête comme Roberto Luongo, Félix Potvin, José Théodore.

Martin Brodeur a transformé une équipe que Gretzky a qualifiée de Mickey Mouse, les Devils du New Jersey, en champions de la Coupe Stanley. Puis, ce fut au tour de Marc-André Fleury de conduire les Pingouins de Pittsburgh à la terre promise. Et il y a eu Crawford chez les Blackhawks de Chicago. Mais depuis, c’est silence radio. Il n’y a  plus que trois Québécois chez les gardiens de but dans la LNH, Marc-André Fleury, le dernier des Mohicans, Jonathan Bernier et Samuel Montembeault. La LNH compte seulement 13 % de Québécois dans son circuit (toutes positions).

Les Russes ont le haut du pavé

Les cerbères soviétiques sont maintenant les plus dominants dans la LNH. Alexander Georgiev avec L’Avalanche du Colorado, Igor Shesterkin chez les Rangers de New York, Pyotr Kochetkov avec les toujours surprenants Hurricanes de la Caroline, le mur Andrei Vasilevskiy avec le Lightning de Tampa Bay, IIya Samsonov avec les Maple Leafs de Toronto, les Leafs ont ils enfin trouvé un gardien numéro un, et finalement Semyon Varlamov avec les Islanders. L’ex-gardien de but étoile, Vladislav Tretiak, a assurément eu une certaine influence sur les gardiens de but russes, tout comme Patrick Roy auprès des gardiens de but québécois, sinon comment expliquer une telle domination.

Les Russes ont également le haut du pavé en attaque dans la LNH avec les ; Ovechkin, Kucherov, Kaprizov, Panarin, et cie. Le hockey notre sport national, mais pour combien de temps…, et dire qu’ils étaient venus pour apprendre, il y a cinquante ans !

Las OlasJGA

Michel Bureau

Le Bureau des Sports