//Patrick Roy dans la grosse pomme

Patrick Roy dans la grosse pomme

Michel Bureau
Patrick Roy a maintenant un agent, il est sur le point de signer un gros contrat, et vraisemblablement ce ne sera pas avec le Canadien de Montréal, quoi qu’il advienne en série d’après saison.

Patrick Roy a trop de caractère pour le Canadien, trop populaire auprès des partisans francophones de l’équipe. À Montréal, il ne faut surtout pas que le coach soit plus gros que la game. Le nouveau directeur général des Rangers, Chris Drury, est un ex-coéquipier de Patrick Roy, il a gagné la Coupe Stanley avec lui au Colorado en 2001. Selon Michel Bergeron, le seul entraîneur à faire partie d’une transaction dans l’histoire de la LNH, impliquant les Rangers de New York et les Nordiques de Québec, tout le monde veut aller diriger dans la grosse pomme à New York !

À New York, les amateurs de sport aiment les personnages colorés. Au baseball, il y a eu Yogi Berra, Billy Martin, au hockey Michel Bergeron, Mike Keenan. Patrick Roy est fait sur mesure pour le marché de New York. Et c’est un gagnant. Les Rangers n’ont pas gagné la Coupe Stanley depuis belle lurette, l’équipe compte plusieurs jeunes au sein de sa formation dont notamment Alexis Lafrenière, premier choix au repêchage l’an dernier. Et Patrick Roy a prouvé qu’il pouvait tirer son épingle du jeu comme entraîneur-chef avec L’Avalanche du Colorado, il a connu beaucoup de succès derrière le banc de L’Avalanche. C’est une divergence d’opinions avec Joe Sakic, son ex-coéquipier, qui a fait qu’il a quitté l’équipe de son plein gré. Il sait comment composer avec les jeunes, il a connu beaucoup de succès comme entraîneur-chef et directeur général des Remparts de Québec. Michel Bergeron est le seul qui a prétendu que Patrick Roy serait un sérieux candidat au poste d’entraîneur-chef des Rangers.

Bob Hartley qui vient de gagner les grands honneurs dans la KHL (ligue professionnelle de la Russie) serait aussi un candidat de choix, il était l’entraîneur-chef de L’Avalanche lors de leur conquête de la Coupe Stanley en 2001. Mais Patrick Roy est plus connecté, il connaît mieux les prospects dans le hockey en Amérique du Nord, et c’est un gros avantage. Patrick Roy a beaucoup beaucoup de caractère, Drury sait à quoi s’attendre. Je doute fort que Roy serait intéressé de se joindre à une équipe d’expansion, il veut gagner et maintenant. C’est évident que ni Patrick Roy, ni les Rangers de New York ne vont affirmer quoique ce soit concernant cette possibilité. Et si jamais, il signe avec les Rangers de New York, le Canadien aura une fois de plus manqué le bateau.

Chose certaine, des têtes vont rouler chez le Canadien une fois de plus si le Canadien s’incline en première ronde de façon expéditive. À tout bien considéré, qui dirige vraiment derrière le banc du Canadien, Bergevin ou Molson, assurément pas Dominique Ducharme. Et Patrick Roy n’est pas le genre Yes man, c’est lui le boss derrière le banc d’une équipe.

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