//Toujours pas d’équipe à Montréal

Toujours pas d’équipe à Montréal

Michel Bureau
Mais un 5e joueur des Expos au temple de la renommée du baseball.

Après le regretté Gary Carter, André Dawson, Tim Raines, et Vladimir Guerrero, voilà que Larry Walker, un 5e joueur dans l’histoire des Expos, sera intronisé au temple de la renommée du baseball majeur en juillet prochain. Tous ont été formés par l’organisation des Expos. Il devient le deuxième Canadien à faire son entrée au temple de la renommée du baseball après le lanceur Ferguson Jenkins. Un honneur fort mérité pour l’ex-voltigeur de droite des Expos qui a accumulé des statistiques incroyables tout au long de sa carrière de 17 ans dans le baseball majeur. Il y a eu seulement six joueurs dans l’histoire du baseball qui ont frappé plus de 300, maintenu une présence sur les buts de plus de 400, un pourcentage de puissance au bâton de 550 avec au moins 450 doubles, 60 triples, 350 circuits et 1 250 points produits. Larry Walker de Maple Ridge en Colombie-Britannique est du groupe.

Les autres sont : Babe Ruth, Lou Gehrig, Ted Williams, Stan Musual et Jimmie Fox. Il faisait partie de la Dream Team des Expos de 1994. L’année de cette maudite grève qui a coûté un championnat aux Expos. Au moment du déclenchement de cette grève, les Expos avaient la meilleure fiche de tout le baseball majeur (74-40), et selon plusieurs les Expos avaient la meilleure équipe du baseball majeur ! Ce fut la consécration pour Larry Walker en 1997, alors qu’il a mérité le titre de MVP dans la ligue nationale dans l’uniforme des Rockies du Colorado. D’ailleurs, il deviendra le tout premier joueur de l’histoire des Rockies à faire son entrée au temple de la renommée, car, c’est coiffé de la casquette des Rockies qu’il sera intronisé. Mais, un fait demeure, c’est à Montréal dans l’uniforme des Expos que sa carrière a pris son envol.

Larry Walker a marqué l’histoire des Expos dès sa deuxième année dans les ligues majeures, il a égalé le record de circuits par une recrue avec 19, c’était le début d’une brillante carrière pour le 33, qui en plus de frapper la balle avec aplomb, avait un bras canon au champ droit, il pouvait retirer un joueur au premier but du champ droit, et aussi voler des buts. Il aura été l’un des joueurs les plus complets dans l’histoire des Expos. Et dire que Larry Walker avait tenté sa chance comme gardien de but au hockey, et avait pris part à deux reprises au camp d’entraînement des Pats de Régina de la ligue junior majeure de l’Ouest. À chaque occasion, ses services n’ont pas été retenus, ce qui lui a fait abandonner l’idée de faire carrière au hockey. Son frère Carey était plus doué au hockey, il fut le 21e choix au repêchage amateur du Canadien de Montréal en 1977.

En fin de compte, Larry aura fait le bon choix en optant pour une carrière au baseball. C’est le regretté, Jim Fanning, qui avait découvert Larry Walker lors d’un tournoi amateur en Saskatchewan. Il a fortement recommandé aux Expos de lui faire signer un contrat. À ses débuts dans les rangs professionnels en 1984, il a éprouvé certains ennuis. Mais il a tôt fait d’apporter les corrections nécessaires. Larry Walker était un joueur de caractère, et tout un compétiteur. Il a toujours été reconnaissant envers Tom Runnels qui était son gérant dans le AAA avec le club-école des Expos à Indianapolis. Runnels a été patient avec lui. Il était un joueur de troisième but à ses débuts, les Expos ont fait de lui un des meilleurs voltigeurs du baseball. Walker qui s’adonne à la magie dans ses temps libres, a sorti un as de sa manche à un moment opportun. Walker donne aussi crédit à Tim Wallach, Mike Fitzgerald et Dave Martinez (entraîneur-chef des Nationals de Washington les champions de la série mondiale en 2019) qui lui ont prodigué de précieux conseils à ses débuts avec les Expos. Buck Rodgers alors entraîneur des Expos lors de son arrivée avec le grand club a aussi été de bons conseils pour Larry Walker.

De passage à Montréal, l’an dernier, à l’occasion des matchs hors concours des Blue Jays de Toronto au stade olympique, le 33 des Expos a eu droit à une chaleureuse ovation. Dans Larry Walker, il y a un peu de nous autres là-dedans !

Le Gustave
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