//Léo Clavet et sa Packard 1940

Léo Clavet et sa Packard 1940

Alain Clavet
Mon père était fier de sa Packard 1940.

Cette voiture imposante qui donnait à la fois un sentiment de puissance, de pouvoir et de sécurité donnait, à n’en point douter, un statut social à son propriétaire.  Cette voiture pourrait porter sur sa plaque d’immatriculation :  J’ai réussi dans la vie.  J’ai une Packard !  L’époque était sans remords.   La voiture consommait beaucoup d’essence et personne ne s’en souciait. Une voiture pour les amis, pour la famille.  Beaucoup d’espace, à l’aise, et reflet d’une époque où tout semblait plus simple.   Poser fièrement devant sa Packard avec sa femme et une amie est tout naturel et cela va de soi.  Pose ostentatoire, mais non, simplement fière d’une voiture qui est belle.

L’année 1940, considérée comme l’âge d’or de l’automobile par plusieurs et certainement une année exceptionnelle pour les collectionneurs de belles voitures anciennes.  La guerre est en Europe, mais les Canadiens-Français rêvent toujours de paix.  Les dures années s’annoncent pourtant et la guerre fera bientôt son lot de peine et de morts, suite aux départs des volontaires, lors de période d’inscription d’août 1940, sur les champs de bataille en Europe, puis à la Crise de la Conscription obligatoire de 1944.

Packard 1940 et Lise Clavet

La société des Automobiles Packard est une marque américaine fondée par les frères James Ward Packard et William Doud Packard ainsi que George L. Weiss sous le nom de Ohio Automobile Company à Warren (Ohio) en 1899. Ce nom fut changé en Packard Motor Car Company en 1902 avant que la société ne se délocalise à Detroit en 1904.  La première Packard, la modèle A, était un petit runabout (spyder) avec moteur monocylindre sous le banc du chauffeur. Elle était de grande qualité, coûtant USD 1 250 sans option et fut construite à 5 exemplaires. La modèle A personnelle de W.D.Packard existe toujours. Les Packard conservaient un moteur monocylindre avec les modèles B, C et F. Ce fut une F qui traversa le continent pour la deuxième fois (3 semaines après le Winton du docteur Nelson).

Après 1904, le moteur fut monté à l’avant et le célèbre radiateur introduit, formé d’après le modèle phare du constructeur De Dion-Bouton. Packard proposait des modèles à deux et à quatre cylindres, avec ses types 18 et 30 (aussi : modèles N et S), et établit l’un des noms les plus prestigieux aux États-Unis dans son genre.  En 1912, Packard présenta sa première voiture à 6 cylindres. La Six (aussi : Dominant Six) était très luxueuse et faisait partie des plus chères voitures américaines de l’époque.

 

Packard Twin-Six Touring 1921

Packard Twin-Six Cabriolet 1921

Vincent construisit une voiture à 12 cylindres en V – la première de série au monde.  La « Twin Six » (1916) fut un grand succès. Le moteur avait un bloc coulé en paires, un angle de V à 60° et des soupapes latérales.  Elle avait 3 vitesses et un arbre avec cardan.  Au début des années 1930, Packard était la marque américaine de luxe la plus connue et la plus diffusée au monde. En France, la marque était importée par Barbezat, 102 avenue des Champs-Élysées à Paris.  (Extraits de Wikipédia.)

La Packard 1940 :

Photo principale : Packard 1940 Sedan 120, 8 cylindres en ligne.  Léo Clavet accompagné de Mireille Auchu, son épouse (à droite)

Dans le contexte d'une carrière au gouvernement du Canada dans les secteurs de la francophonie, des langues officielles et de la culture, j'ai eu l'occasion de donner des conférences à l'UNESCO et l'Internet Society à Washington, à Paris et au Japon. Mes études m'ont aussi permis d'obtenir des maîtrises en administration publique et en histoire canadienne.

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