//Le réalisme magique de Costa Careyes?!

Le réalisme magique de Costa Careyes?!

Alain Clavet

La littérature a été marquée par le mouvement du réalisme magique notamment par Carlos Fuentes, Juan Rulfo et le prix Nobel de littérature Gabriel Garcia Marquez.

Ce réalisme magique s’incarne à Costa Careyes où la magie des îles et de la côte a rencontré la passion de Gian Franco Brignone. En 1968, Gian Franco Brignone, banquier et investisseur immobilier de la ville de Turin, survolait la côte de Costa Careyes, située entre Puerto Vallarta et Manzanillo, au Mexique. L’océan Pacifique formait de larges baies caressées d’immenses plages au sable blond et ponctué d’îles et de palmiers.


Un véritable coup de foudre au premier regard et Gian Brignone décide d’acheter douze kilomètres de ce site d’une beauté naturelle exceptionnelle pour la somme de deux millions $. Imaginez des kilomètres de plages, un climat tropical et une nature sauvage et inhabitée!

Le grand œuvre de Gian Franco commençait par la construction de maisons avec toits de palmiers tressés appelés palapas qui a inspirée les plus grands architectes, dont le célèbre Luis Barragan.

Les maisons perchées au sommet de montagnes ressemblent à des sculptures aux formes voluptueuses, peintes des vives couleurs du Mexique et entourées de piscines surplombant les ravins.


CAREYES AUJOURD’HUI

Aujourd’hui Careyes, qui est le nom d’une tortue locale, est un véritable lieu magique. Les chefs de fil du monde s’y donnent rendez-vous pour le calme, la sécurité, les plaisirs de la mer et de la table et même pour jouer au polo sur un terrain parfait entouré de jungle!

Parmi les célèbres visiteurs, mentionnons Giorgio Armani, Francis Ford Coppola, Quentin Tarantino, Edmond de Rothschild et John Huston, qui joua dans le film qui rendit la ville de Puerto Vallarta célèbre : The Night of the Iguana. De grandes fêtes ponctuent le calme, dont le Nouvel An chinois qui donne lieu à des décors extravagants pour les invités provenant du monde entier. Certains se souviendront de Playa Blanca, un Club Med mythique aujourd’hui fermé, situé sur une baie de Costa Careyes.

LA COPA DEL SOL

Vous serez surpris de voir une immense coupole de plus de dix mètres de béton et de verre, la Copa del Sol (la coupe du soleil), qui règne sur une montagne et qui, comme une oreille ouverte vers le ciel, amplifie les chants de la mer et des oiseaux. Au solstice, les rayons du soleil traversent la Copa del Sol pour se diriger vers une pyramide. Vous serez comblé par la simplicité et l’accueil de la famille où Gian Franco, le patriarche du haut de ses 91 ans, épaulé de Filippo et Georgio, ses deux fils, se promène et regarde toujours son œuvre avec le regard étonné d’un enfant.

COSTA CAREYES UNIQUE AU MONDE

Costa Careyes est unique au monde. Les Québécois y découvriront non seulement la chaleur et la plage pour oublier nos hivers trop froids, mais un lieu magique où on sent que la passion a permis une rencontre unique entre la nature et l’homme. Costa Careyes, un refuge, une retraite et aussi une expérience du caractère mystique de ce lieu béni des dieux. Le Castillo el Tigre del Mar, une échelle qui franchit mystérieusement un toit et s’élance vers le ciel.

« La première partie de l’échelle est pour permettre aux terriens de monter vers le ciel, la seconde partie permet aux extraterrestres de descendre et une bouteille de téquila a été fixée à son sommet pour bien les accueillir. » Raconte Gian Franco, les yeux pétillants et sourire en coin.

Costa Careyes est entourée de la réserve naturelle Chamela-Cuixmala : 32,000 acres de forêt tropicale, 270 familles d’oiseaux et 70 espèces animales, dont des pumas et des jaguars. La fondation?! Careyes, fondée en 2013, s’est impliquée dans la communauté afin d’améliorer la santé, l’éducation, la culture et l’environnement.   Une clinique médicale et deux ambulances desservent les besoins de la région, des classes enseignent aux enfants l’art, l’anglais et la musique et des projets de protection de l’environnement. Beaucoup d’efforts ont notamment permis de préserver les tortues qui se reproduisent sur les plages. Au début, une douzaine s’y reproduisaient et l’espèce était en voie d’extinction, aujourd’hui plus de 2,000 tortues reviennent chaque année!


Costa Careyes est un centre de préservation de la nature. Il est entouré par de grandes réserves écologiques avec la présence de l’Université nationale du Mexique, l’UNAM, qui y fait des recherches. Le respect du mode de vie des Indiens locaux, fondé sur la pêche, crée aussi une relation douce et respectueuse avec la nature. Tous ces éléments concourent à créer la magie de Costa Careyes.   À l’heure des grands projets immobiliers à Cancún et Playa del Carmen et des grands hôtels de Puerto Vallarta, Costa Careyes devient un joyau à préserver. De longues plages presque désertes, un archipel d’îles mystérieuses et des restaurants où les poissons pêchés le matin sont grillés avec soin, oui cela existe encore!


Nous rêvons tous de séjourner à l’extraordinaire Casa Mi Ojo (My Eye House) construit en collaboration avec l’architecte mexicain Marco Aldaco. Ce château au sommet d’une île est entouré d’une piscine qui jette ses eaux dans un ravin vertigineux. Un pont suspendu, le Bridge of Age, relie à 230 mètres et domine les eaux qui roulent sur les rochers. Il est possible d’acheter ou de construire une résidence pour habiter ce paradis. Avant de concrétiser votre rêve, il vous faudra répondre à un questionnaire surréaliste. Parmi les conditions, mentionnons : la capacité de vivre intensément chaque minute de sa vie, être multilingue, avoir déjà pleuré par compassion pour les autres et avoir commis la majorité des sept péchés capitaux! La condition 26 mentionne tout de même la capacité financière pour acheter une maison. Adhérer à la philosophie de Carayes importe, en effet, davantage que la richesse matérielle afin de faire parti de cette communauté.

Careyes est unique au monde et tient à le demeurer. Son logo, formé d’un point d’interrogation et d’un point d’exclamation « ?! », résume à lui seul l’esprit et l’utopie de Costa Careyes.

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Dans le contexte d'une carrière au gouvernement du Canada dans les secteurs de la francophonie, des langues officielles et de la culture, j'ai eu l'occasion de donner des conférences à l'UNESCO et l'Internet Society à Washington, à Paris et au Japon. Mes études m'ont aussi permis d'obtenir des maîtrises en administration publique et en histoire canadienne.

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