Une journée au Parc Safari d’Hemmingford

Ceux qui ont déjà visité le Parc Safari autrefois ne reconnaîtront pas le nouvel environnement. Agrandissement des lieux, possibilité de réserver une nuitée ou plus dans un Coolbox, glissades d’eau pour jeunes et moins jeunes et j’en passe.

Pour apprécier tout ce qu’il y a à découvrir, je vous suggère fortement d’arriver vers 9h30, même plus tôt si possible. Le Parc ouvre à 10h00 et déjà la file d’attente en voiture devant l’entrée est impressionnante.  Saviez-vous que le Parc Safari célèbre cette année son 50e anniversaire de fondation? Pour l’heure, l’organisation fonctionne à merveille et les organisateurs promettent d’ouvrir les lieux neuf mois par année au lieu de quatre.  Plein d’animaux sculptés en acier attendent les tout-petits à l’entrée pour des prises de photos. Et ce n’est que le début d’une fantastique randonnée pédestre longue d’environ cinq kilomètres dans ce qu’on pourrait appeler les sous-bois du Parc. Les daims sont la coqueluche de tous les petits-enfants. Ils sont nombreux, intéressés à s’approcher des jeunes et moins jeunes qui les nourrissent et posent fièrement sans gêne.

Avec un peu de chance, on peut y apercevoir des ours à l’ombre en train de faire la sieste par temps très chaud, des guépards, des lions au-dessus de nos têtes dans un tunnel vitré et des girafes qui n’attendent que d’être nourries aux petits soins. Véritable conte de fées pour les jeunes aux regards attentifs de tout ce qui les entoure.

Une guide, responsable de la surveillance des girafes et disponible à répondre aux questions, m’a appris qu’une bonne nuit de sommeil pour une girafe est de 45 minutes . «Personne à ce jour n’a pu trouver la bonne réponse», dit-elle. J’étais stupéfait. Comme quoi, on en apprend à tous les jours.  Les enfants sont fatigués, les adultes veulent un moment de répit, l’heure du lunch approche, pas de problème. Il y a amplement de tables à pique-nique au milieu du parcours pour accueillir tous les visiteurs.  Puis, arrive le temps de partir à la découverte d’autres animaux en liberté en auto, ou en camion de brousse électrique moyennant un supplément. Éléphants, longicorne, loups blancs, rhinocéros, etc. La durée approximative du parcours est de 45 minutes. C’est un incontournable pour toute famille en quête d’émerveillement.

Puisque le Parc ferme ses activités à 18h30 en haute saison, il est temps de compléter la journée dans les jeux d’eau. Piscine à petites vagues, glissades d’eau pour jeunes, et les tout-petits qui n’ont pas la grandeur suffisante ne sont pas laissés pour compte puisque d’autres glissades moins imposantes sont disponibles pour eux plus loin sur le site. De nombreuses chaises longues sont disposées tout autour d’un bassin d’eau pour se rafraîchir.

Projets à venir

«Depuis plusieurs années, je songeais à innover et à mettre en place une activité afin que le Parc puisse opérer non plus quatre mais neuf mois par année et en faire profiter les résidents de la Montérégie. Avec ce parcours nocturne de structures d’animaux géantes illuminées, les invités pourront se promener sur ce sentier magique menant aux enclos des animaux qui aiment la neige dont Naoum, notre tigre de Sibérie», indique Jean-Pierre Ranger, Président Parc Safari.

En un demi-siècle, le parc animalier, le plus important attrait touristique de la Montérégie, a su faire sa place, se développer et se faire connaître tant au Québec qu’à travers le monde. Par ses nouveaux attraits, nommément son parcours illuminé la nuit dès cet automne, sans oublier son centre de reproduction d’espèces menacées, la réputation du parc n’est plus à faire. Depuis 1972, le Parc Safari a accueilli 15 millions de visiteurs, surtout des familles, curieuses de voir des troupeaux d’animaux d’Amérique, d’Asie et d’Afrique comme s’ils étaient en SAFARI. Le Parc contribue à la reproduction d’espèces menacées (guépards et girafes) avec des partenaires européens, américains et canadiens. En janvier 2021, le Parc a réintroduit au Zimbabwe deux guépards et quelques années auparavant il a envoyé au zoo de Singapore un gaur, et vers plusieurs pays d’Europe des loups blancs.

Depuis 50 ans, le Parc Safari modernise ses installations : géothermie, récupération d’énergie et l’eau de pluie, murs solaires, construction de bâtiments biosécuritaires : en 2010, il a entrepris de rechercher des véhicules électriques pour remplacer les véhicules à pétrole utilisés sur la ferme. Après deux ans de pandémie, le Parc Safari compte retrouver la fréquentation usuelle de 300 000 visiteurs cette année.

Parc Safari

Bernard Gauthier

Photos courtoisie: Bernard Gauthier et Parc Safari

 

Mains LibresJGA

Bernard Gauthier

Journaliste en radio, télévision et dans plusieurs médias écrits depuis plus de 35 ans, Bernard Gauthier a été rédacteur en chef émérite au Magazine Circuit Industriel (MCI) après avoir occupé les fonctions de rédacteur en chef pendant plus de 10 ans. Chroniqueur touristique à ses heures, il publie un compte-rendu de ses voyages sur le site La Métropole. Bernard Gauthier a parcouru l’Europe, les États-Unis, le Canada, les Caraïbes et quelques pays en Amérique du Sud, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, en Scandinavie, en Russie et en Asie du Sud-Est dont l’Indonésie (Bali), Singapour et le Vietnam. En 2020, il a parcouru les Territoires du Nord-Ouest canadien jusqu'à Tuktoyaktuk, dernier village accessible par la route face à l'Océan Arctique.