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Saint james, un rhum bien franÇais

La canne à sucre s’est répandue sur les îles de la mer des Caraïbes au XVIIe siècle. Avec la mélasse qui est un résidu de la fabrication du sucre, les planteurs ont tenté de distiller une eau de vie qu’ils ont appellée guildive (de l’anglais kill-devil) ou tafia. Ces tord-boyaux vont devenir une eau de vie noble avec l’amélioration des alambics par le Père du Tertre en 1667 et surtout par le père Labbat, en 1699.

Le rhum industriel appelé aussi rhum de mélasse ou rhum de sucrerie est né. Il deviendra un moteur de développement pour la région, au point que le Roi Louis XV, en 1763 donne à la Martinique le droit d’exporter son Rhum vers des pays autres que la France. À cause des rivalités commerciales,  la  seule région capable d’acheter du rhum français à cette époque, était la Nouvelle-Angleterre. Pour gagner cet important marché, le  Père Edmond Lefebvre, Supérieur du couvent des Frères de la Charité, et savant chimiste, fabrique en secret, en 1765 un rhum de première qualité et lui donne le nom de Saint James à consonance anglo-saxonne.
La naissance de la production rhumière indépendante de la sucrerie se situe en Martinique dans la seconde moitié du Dix-neuvième siècle. L’alambic vient d’être remplacé par la colonne à distiller en continu, qui fait baisser les prix de production.

Saint James et la célèbre bouteille carrée sont des marques déposées depuis 1882. La forme de cette bouteille permettait un meilleur entreposage dans les cales des bateaux et faisait moins de casse lors des tempêtes.

La maison Saint James, perpétue son savoir-faire à travers ses rhums d’exception, qui obtiennent des médailles dans les concours internationaux.


Marc Sassier (oenologue) et Myriam Bredas (Maître de Chais) de la distillerie Saint James.

En 1996 a été créée l’AOC Martinique pour le rhum agricole de la Martinique, seul département d’outre-mer à en avoir une. Le rendement est limité à 120 tonnes de canne par Ha, pour prévenir une surproduction qui pourrait nuire à la qualité du rhum. Le jus servant à la fabrication du moût utilisé pour l’élaboration du rhum agricole doit être exclusivement obtenu par broyage et pressage de cannes à sucre, sans ajout de sirop ni de mélasse. L’extraction du jus est réglementée, et l’extraction à chaud est interdite, car elle a tendance à dénaturer le jus et à altérer le bouquet du rhum agricole.

J’ai dégusté le rhum Saint James Royal Ambré, Vieilli de 18 à 24 mois, en foudres de chêne, 40° d’alcool. 

Couleur ambrée chaude. Nez riche et complexe de balsamique, pain d’épice, ananas, noix de muscade, vanille, fleur d’oranger abricots secs et zeste de mandarine. On décèle aussi des notes épicées de poivre, de cardamone et de cannelle auxquelles s’ajoutent des notes boisées.
Ample et d’une douceur remarquable en bouche, pourtant très affirmée, avec des saveurs d’orange, de tabac blond, de pain grillé, de caramel. Une très grande longueur en fin de bouche.

Le Saint James Royal Ambré rhum agricole est disponible à la SAQ code 00027763. Prix 29$.

SAINT JAMES
 
Représentés au Québec par Société Clément
 
Lucien Davalan, vice-président au développement
Tél. : 450-641-4520, poste 2506
Serge Labrecque, directeur des ventes
Tél. : 450-641-4520, poste 2304

Caty Lefebvre, chef de marques Jr
Tél. : 450-641-4520, poste 3504

SAMY RABBAT