//Overlord, un mariage réussi des genres guerre et horreur
lance flamme

Overlord, un mariage réussi des genres guerre et horreur

Raymond Carpentier

Overlord est le nom de code du débarquement allié en Normandie en juin 1944. Le film n’a pas l’ambition de présenter une vue d’ensemble de l’opération. Il se concentre sur une petite troupe qui a une mission précise, mais capitale, la veille du jour J. Le film s’amorce sur une scène très forte. Une immersion dans la carlingue de l’avion qui s’apprête larguer une troupe de parachutistes en territoire ennemie. Un beau complément à la scène qui amorce le film de Steven Spielberg Saving Private Ryan. Ou encore les scènes dans les bateaux de guerre du film sur la bataille navale de 1940 de Christopher Nolan, Dunkirk. 

Une fois au sol, la mission rencontre certaines difficultés imprévues. Les quelques survivants doivent absolument détruire une antenne radio dans la nuit pour protéger les avions anglais et américains. Ils vont faire face à un officier SS sadique et les créatures d’un scientifique fou, un amalgame de Joseph Mengele et du docteur Victor Frankenstein. Avec l’aide d’une villageoise française, arriveront-ils à accomplir leur mission ?

Association de genres

Ce n’est pas la première association zombie/nazi dans l’histoire du divertissement. Le jeu vidéo « Call of Duty » met en scène des soldats nazis transformés en zombie et le film norvégien Dead Snow se moque des codes des films d’horreur sur le même thème. Overlord n’est pas un film de série B. Sans le comparer à Alien, qui a su lier avec brio la science-fiction et l’horreur, la chimie opère bien dans Overlord entre le film de guerre et le film d’horreur. Qu’est qui fait en sorte que ce film soit nettement d’une qualité supérieure à The Bunker, Deathwatch ou Outpost ? C’est probablement causé par l’initiateur du projet, J. J. Abraham, de la maison de production Bad Robot. La qualité et l’originalité que l’on a vues dans la série de films de l’univers de Cloverfield se reflètent ici. 

Anthropologue de formation, spécialisé en archéologie, Raymond Carpentier travaille dans le milieu des nouveaux médias et de l’internet depuis des décennies. Passionné de cinéma, de technologies, de cuisine, d’histoires, de sciences, de santé, de nutrition, de musique, c’est un touche-à-tout.

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