Vivement le retour de Martin St-Louis

Martin St-Louis a complètement changé la donne chez le Canadien, et pourtant, il n’avait aucune expérience derrière le banc chez les pros. Saint Louis a fait la démonstration comme joueur que le hockey était un sport d’habileté et de rapidité certes, mais aussi d’émotions!

À une certaine époque (les six équipes originales), il n’y avait qu’un seul homme derrière le banc, on s’entend que l’idée d’avoir autant d’entraîneurs adjoints aujourd’hui aura surtout permis de créer des jobs pour des ex-joueurs. Un entraîneur pour les défenseurs, un autre pour les gardiens, un autre pour les attaquants. En bout de ligne, beaucoup trop de monde à mon humble avis. Le hockey ce n’est pas le football ou le baseball, il n’y a pas autant de stratégie. À titre d’exemple Michel Therrien ce n’est pas un Vince Lombardi ou un Felipe Alou. Mais un gars qui a toujours carburé aux émotions.

Saint Louis a aussi du succès comme entraîneur-chef, parce qu’il est un ancien joueur, mais c’est son attitude qui fait foi de tout dans la victoire comme dans la défaite. Son regard, celui de Maurice Richard, ses succès comme joueur, gagnant de la Coupe Stanley, champion compteur, les embûches pour parvenir à la LNH pour un joueur de petit gabarit, font en sorte qu’il a le respect des joueurs. Pour être entraîneur-chef du Canadien, il faut aussi savoir composer avec les médias, et force est d’admettre que Martin St-Louis est beaucoup plus intéressant dans ses conférences d’après match que Dominic Ducharme,  qui était aussi triste que la pluie. Saint Louis n’a pas à prononcer des discours à n’en plus finir dans le vestiaire, il n’a qu’à regarder les joueurs droit dans les yeux. Un tricheur sera vite démasqué. Et on va se dire les vraies choses, si le Canadien est parvenu à la finale de la Coupe Stanley, l’an dernier, c’est beaucoup à cause de Luke Richardson qui a pris la relève de Ducharme retenu à la maison à cause de la Covid. D’ailleurs, Ben Chiarot avait dit ‘’ pour un gars comme Richardson les gars sont prêts à aller à la guerre’’, il fallait savoir lire entre les lignes. Les jours de Ducharme étaient comptés.

Kent Hughes a eu la main heureuse en annonçant la venue de Martin St-Louis, il a surpris tout le monde. Jeff Gorton avait promis de faire les choses différemment, il a tenu parole. Il semble révolu le temps qu’un entraîneur-chef traîne son baluchon d’une ville à une autre. C’est le début d’un temps nouveau, du moins chez le Canadien. Les joueurs ont du plaisir à jouer sous les ordres de Martin St-Louis, d’ailleurs, l’équipe présente une fiche au-dessus de 500 sous sa férule. Le Canadien n’a jamais fait autant de remontée, signe de caractère. Les jeunes ont gagné en confiance avec Martin St-Louis. Caufield, que plusieurs pseudo-experts voulaient envoyer à Laval avec le Rocket, Suzuki, Romanov, s’expriment plus librement sur la patinoire. Il n’y a plus de contrainte. Alors vivement le retour de Martin St-Louis pour au moins les trois prochaines années! Enfin la lumière au bout du tunnel !

Mains Libres

Michel Bureau

Le Bureau des Sports