//New York en 4 jours

New York en 4 jours

Bernard Gauthier

Visiter New York en quatre jours relève d’un véritable défi. La Grosse Pomme vit à un rythme effréné 24 heures sur 24. Les rues fourmillent de gens, de touristes et de citoyens confondus. Les activités et les spectacles déferlent à toute allure.

Photos: Bernard Gauthier

Bernard Gauthier – LaMetropole.com

Ce fut mon premier voyage au cœur même de Manhattan. Bien sûr, je voulais tout voir en même temps : l’Empire State Building, le Memorial des événements tragiques du 9 septembre 2001, la Statue de la Liberté, Times Square et j’en passe. Dans mon esprit, il était clair que je me déplaçais en transport en commun. Pas question de circuler à travers les rues achalandées. Surtout pas dans le secteur de Times Square.

Mais quelle fut ma surprise en allant chercher les billets de courtoisie au Bureau touristique de New York ! Situé près de Times Square, je n’avais pas le choix que de garer mon auto dans un stationnement public. Les rares espaces disponibles dans les rues sont réservés aux véhicules commerciaux pour leur permettre de livrer la marchandise à leurs clients. Résultat : 8 $ pour 30 minutes et 27 $ pour le reste de la journée en stationnement. Qui plus est, les bouchons de circulation sont loin d’être comparables à ceux de Montréal !

Il a fallu finalement compter plusieurs heures pour sortir de cet enfer à travers une circulation dense jusqu’à Brooklyn, un secteur que j’avais choisi puisque les prix des hôtels sont plus raisonnables qu’à Manhattan.

JOUR 1

Après avoir laissé les bagages à l’hôtel, situé près d’une station de métro, je retourne à Manhattan, mais cette fois-ci en métro. Le réseau souterrain est très complexe, il y a de nombreuses lignes qui se croisent et vaut mieux se prévaloir d’une carte pour être en mesure de se rendre à la destination recherchée.

Quelques entreprises spécialisées dans les tours de ville ont comme point de départ Times Square. La compagnie Gray Line propose plusieurs circuits de jour et de soir, et de même qu’une croisière sur la rivière Hudson en direction de la Statue de la Liberté. Elle offre des tours guidés dans plusieurs langues, dont le français, l’espagnol et l’allemand. En outre, le touriste peut descendre de l’autobus à un arrêt donné et poursuivre le trajet plus tard.

Découvrir New York en soirée est hallucinant, surtout dans Times Square. Au fur et à mesure que nous nous dirigeons vers l’est de Manhattan, c’est l’Empire State Building qui apparaît dans toute sa splendeur. Plus tard, nous traversons le pont de Brooklyn aussi achalandé qu’en plein jour. Au retour, New York refait surface, toute scintillante, comme par magie. Tout au long du parcours dans un autobus de deux étages, la guide explique en détail la petite histoire de chaque secteur croisé en chemin et de ses principaux immeubles.

JOUR 2

C’est le début d’une belle journée : une visite au siège des Nations Unies situé dans le secteur d’East River, à l’angle de la 46e Rue et de la 1ère Avenue. Je vous suggère vivement de réserver en ligne puisque le nombre de participants est limité à 40. Bien que la majorité des tours se déroulent en anglais, il est possible de découvrir l’ONU dans les cinq autres langues officielles : français, russe, espagnol, arabe et mandarin. La guide qui nous accompagnait, d’origine espagnole, s’exprimait parfaitement dans la langue de Molière. Elle nous rappelait que l’ONU avait été fondée en 1945 et que les objectifs se résumaient en quatre points :

– maintenir la paix et la sécurité dans le monde ; encourager les relations amicales entre les nations ; réaliser une coopération internationale dans tous les domaines où elle peut être utile tout en promulguant le respect des droits de l’Homme; constituer un lieu où concentrer les efforts des nations visant des objectifs communs.

Cette journée-là, il n’y avait pas d’assemblées dans les Salles de l’Assemblée générale, du Conseil de Sécurité et du Conseil Économique, ce qui nous a permis de voir l’ensemble de celles-ci. Les photos sont autorisées.

De là, je me suis dirigé vers des secteurs emblématiques de New York. Lesquels ? Le quartier de Midtown, entre la 42e rue et Park Avenue, pour y découvrir le Grand Central Terminal qui est l’un des premiers secteurs sur mon parcours de la journée. Le bâtiment, dont la construction remonte au début des années 1900, mérite un détour. C’est la plus importante gare au monde : 44 quais et 67 voies ferrées répartis sur deux étages. Même Apple y trouve son compte au deuxième niveau. Des centaines de cellulaires, de tablettes et d’ordinateurs sont en montre. Lieu de débarquement pour des milliers de gens d’affaires et de touristes, Apple a bien ciblé sa clientèle en louant l’espace voulu.

Sur la Fifth Avenue, difficile d’échapper aux grands magasins comme celui de Macy’s considéré comme le plus grand bâtiment commercial au monde avec ses 200 000 m2. Dans le même secteur, la Trump Tower est devenue un lieu touristique et un arrêt pour plusieurs. Comme la tour s’avère fortement protégée tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, il faut montrer patte blanche pour avoir accès à l’étage commercial. Des contrôles de sécurité sont présents à l’entrée de l’immeuble et n’entre pas qui veut dans les ascenseurs.

Et quoi dire à propos de l’Empire State Building ? Vous l’apprendrez au 86e étage lors de votre arrivée à l’observatoire extérieur. Lieu de passage obligé pour une première visite dans la Grosse Pomme, c’est l’endroit par excellence pour les amateurs de photos d’immeubles, de la rivière Hudson et du Lower Manhattan. Il comporte 102 étages. Mais ce qui est encore plus intéressant, c’est la présence de la gigantesque toile d’un dessinateur britannique autiste, Stephen Wiltshire. Il possède une mémoire photographique telle, qu’il y a reproduit fidèlement les moindres détails de chaque immeuble de New York. Un simple tour d’hélicoptère de 45 minutes au-dessus de New York lui a permis de tout mémoriser et de produire l’immense toile qu’admirent maintenant les touristes ébahis.

Pour terminer la journée, il fallait que je m’arrête au Rockefeller Center. Je voulais voir en particulier sa célèbre patinoire qui a tant fait l’objet de prises de vue cinématographiques. Et avec un peu de chance, découvrir le sapin gigantesque qui rassemble des milliers de personnes. Malheureusement, il était un peu trop tôt. C’est en novembre que l’arbre de Noël géant sera monté. Pour ceux et celles qui voudraient patiner, prévoyez débourser 25 $ pour une entrée en basse saison ! Il vous manque les patins ? Pas d’inquiétude. La location d’une paire de patins est de 12 $.

JOUR 3

Direction Lower Manhattan pour prendre part à une croisière sur la rivière Hudson. Après une demi-heure, la Statue de la Liberté apparaît fièrement sous un ciel plutôt nuageux. Est-ce qu’un arrêt sur les lieux en vaut la peine ? Tout dépend. Si vous avez le temps d’attendre en ligne pendant plusieurs heures, le jeu en vaut la chandelle. Mais dans un contexte où le temps est limité si on désire parcourir le maximum de lieux touristiques, je dirais que non. Personnellement, j’ai choisi la croisière sans escale à la Statue et je ne le regrette pas. Ce sera pour une autre fois.

En empruntant l’une des lignes de métro A, C, J, Z, 2, 3, 4 ou 5 jusqu’à Fulton Street ou bien la Ligne R jusqu’à Cortland Street, vous arriverez au Memorial du 9 septembre 2001. Il s’agit d’un site gigantesque beaucoup plus grand que je ne le croyais. Sans vouloir exagérer, je vous suggère de prévoirfacilement un après-midi complet pour prendre le temps de lire, d’écouter et d’observer ce qui constitue l’ensemble du Memorial. D’entrée de jeu, je vous préviens qu’il y a des images difficiles à regarder et qui n’ont jamais été diffusées sur les réseaux de télévision.

Le coût d’entrée est de 24 $ et les heures d’ouverture sont de 7h30 à 21h00 tous les jours. Rappelons que 3 000 personnes ont perdu la vie lorsque deux avions ont percuté les tours jumelles suite aux attentats perpétrés sur le World Trade Center.

Non loin de là, sur Wall Street, le milieu financier a pignon sur rue avec la présence très discrète de la Réserve fédérale (mais bien protégée) et de sa place boursière, le New York Stock Exchange. En passant, vous croyez que la statue de bronze du taureau symbolisant la puissance et la force du peuple fait toujours face à la place boursière ? Détrompez-vous ! Pourtant, bien des photos démontrent le contraire. Mais ce n’est pas le cas. Le taureau se situe à deux rues de la Bourse de New York sur la place de Bowling Green. Et impossible de se faire prendre en photo devant l’icône financière, les touristes affluant de partout pour immortaliser leur passage dans le secteur financier de Wall Street.

JOUR 4

Avant de quitter New York en après-midi, trois autres lieux étaient un incontournable à ne pas manquer. Le Central Park figurait dans ma liste de priorités. Situé tout juste au nord de Times Square, entre les 5e Avenue et 8e Avenue, c’est le paradis où il fait bon relaxer devant un étang d’eau, emprunter l’un des nombreux sentiers bien aménagés qui s’entremêlent avec des dizaines et des dizaines d’autres, faire du jogging, promener son chien ou le laisser courir dans un espace dédié aux animaux de compagnie.

Central Park, c’est aussi un lieu de recueillement au Memorial Strawberry Fileds en mémoire de John Lennon assassiné en 1980 à sa résidence. Une mosaïque sur laquelle est inscrite le titre de la chanson Imagine attire non seulement les touristes, mais les fans très nombreux dont l’un interprétait le succès culte de Lennon à la guitare.

Après avoir traversé Central Park, j’arrive au Metropolitan Museum of Art sur Fifth Avenue. C’est l’un des plus grands musées du monde avec le Louvre à Paris. Mon objectif était de rester une heure sur place pour avoir simplement un aperçu. La chance m’a souri. Dès mon entrée, un tour guidé d’une heure était sur le point de commencer. Et l’objectif était justement de découvrir les principales grandes collections du musée : égyptiennes, africaines et grecques. Le musée compte au-delà de deux millions d’œuvres d’art du monde entier. Pour les visiteurs qui s’intéressent à l’histoire des grandes civilisations, la visite au musée est un arrêt obligatoire.

Et finalement, avant de revenir à Montréal, tout juste à deux rues plus loin ou à cinq minutes de marche dans l’Upper East Side, vous apercevrez le musée Guggenheim. Vu de l’extérieur, l’immeuble, en forme circulaire, a de quoi faire penser à un moule inversé pour muffin. Reconnu pour ses expositions thématiques d’art contemporain et moderne, Guggenheim présentait l’exposition << l’Art et la Chine après 1989 : Théâtre du Monde >> lors de mon passage. On y retrouve le fruit du travail de longue haleine de 71 artistes et groupes actuels chinois visant à montrer l’individu hors du collectif et à définir l’expérience chinoise contemporaine en termes universels.

BUREAU TOURISTIQUE DE NEW YORK

GRAY LINE NEW YORK SIGHTSEEING

ONU

GRAND CENTRAL TERMINAL

ROCKFELLER CENTER

911 MEMORIAL & MUSEUM

EMPIRE STATE BUILDING

TIMES SQUARE

CENTRAL PARK

THE METROPOLITAIN MUSEUM OF ART

THE GUGGUENHEIM MUSEUM

BERNARD GAUTHIER

Journaliste en radio, télévision et dans plusieurs médias écrits depuis plus de 35 ans, Bernard Gauthier est rédacteur en chef émérite au Magazine Circuit Industriel après avoir occupé les fonctions de rédacteur en chef pendant plus de 10 ans. Bernard Gauthier a parcouru l’Europe, les États-Unis, le Canada, les Caraïbes et quelques pays en Amérique du Sud, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, en Scandinavie et en Russie.

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