Tom Brady, l’homme plus que parfait

Il y a des gens,  infime proportion, qui ont tout dans la vie, la santé, l’argent, la gloire, la beauté, et tout le reste. Tom Brady, quart étoile des Buccaneers de Tampa Bay, ex-choix au repêchage des Expos de Montréal, est dans une classe à part. Il a fait le bon choix en optant pour une carrière au football.

Ce qui ne gâte rien, il a épousé l’une des plus belles femmes aux États-Unis, Gisèle Bundchen, actrice, mannequin de renom, qui lui a donné de beaux enfants. Déjà qu’il était bien rémunéré comme athlète, voilà qu’il vient de signer une entente de dix ans avec le Réseau américain Fox comme analyste aux matchs de football pour la somme record de 375 millions $, de quoi payer l’épicerie jusqu’à la fin de ses jours. Il devient ainsi l’homme de télévision le mieux payé de l’histoire aux États-Unis. Le réseau de télévision va attendre que Monsieur Brady ait décidé d’accrocher ses crampons, ce qui pourrait être le cas à la fin de la prochaine saison.

Le gagnant de sept Super Bowl en carrière a décidé de revenir au jeu pour possiblement un dernier tour de piste. À 44 ans, très peu d’athlètes, tous sports confondus, sont aussi performants à cet âge. De mémoire, il y a eu Chris Chelios, ancien défenseur du Canadien qui a joué jusqu’au début de la quarantaine, et le vénérable Gordie Howe au début de la cinquantaine, qui a eu le privilège de jouer avec ses fils au sein de la même équipe. Ce fut moins glorieux pour un des grands joueurs dans l’histoire du baseball, Willie Mays, qui, cassé comme un clou, a voulu prolonger sa carrière. Il a terminé celle-ci avec une moyenne au bâton de 211 en 1973 dans l’uniforme des Mets de New York, lui un frappeur dominant dans ses belles années avec les Giants de New York, puis les Giants de San Francisco. Mays aura joué 22 ans dans le baseball majeur.

D’autres, comme le grand Jean Béliveau, ont tourné la page au moment opportun en pleine gloire, laissant ainsi un bon souvenir aux partisans. Le regretté Guy Lafleur, a aussi terminé sa carrière sur une bonne note, mais avec les Nordiques de Québec, le Canadien (Jacques Lemaire) ne lui a pas donné cette opportunité, et pourtant, il le méritait tellement. Il reste à souhaiter que Brady termine sa carrière sur ses deux jambes, en bonne condition physique. Madame Brady n’était pas particulièrement heureuse qu’il accepte de prolonger sa carrière, ne serait-ce que d’une seule saison. Parfois l’ambition fait périr son maître… 

En terminant, et dans un autre ordre d’idées. Le Canadien aura le tout premier choix au repêchage en juillet au Centre Bell, celui qui est le choix numéro un des dépisteurs, des pseudo-experts, Shane Wright, des Frontenacs de Kingston, a démontré de l’intérêt de venir à Montréal. Il s’est même adressé au journaliste Louis Butcher du JDM en français « Ça va bien », c’est déjà mieux que Price, et plus respectueux d’une grande partie de la clientèle du Centre Bell. Lui semble avoir du jugement. Il faudrait le signer vite avant qu’il ne découvre nos nids de poule, notre bon gouvernement et son couvre-feu, les embouteillages, et tout le reste…

Las OlasLe Pluvier

Michel Bureau

Le Bureau des Sports