//Daniel Canty : un écrivain qui rêve aux livres

Daniel Canty : un écrivain qui rêve aux livres

Ricardo Langlois

C’est La Société des Grands Fonds de Daniel Canty, mon plus beau livre québécois de l’année 2018, que je vous propose. Alors que les réseaux sociaux envahissent de manière anarchique l’imaginaire de l’homme, il fait bon se réfugier chez les écrivains qui nous initient à la poésie, l’art le plus humain qui soit.

Découvrez La Société des Grands fonds (La Peuplade 2018)

C’est à l’adolescence que l’on construit ses repères. En lisant, la conscience grandit. Nous cherchons les passages secrets qui, entre les mots et les images, y mènent pour nous y faufiler et en revenir riches d’une histoire, dont le trésor n’appartiendrait qu’à nous. (p. 33).

Coup de foudre?  Lisez le chapitre sur le Livre de Sable de Jorge Luis Borges (1899-1986). L’auteur raconte l’étrange histoire de cet écrivain, à mon avis, le plus grand du siècle dernier, et ses réflexions sur le temps, la mémoire, l’identité et l’amour. L’auteur fait des liens à notre universalité et notre vision du monde, à partir de l’acte de la lecture et ses pouvoirs d’enchantement. (p. 44.) Chaque chapitre illustre un univers poétique ou les troubles de nos consciences. (p 162).

Le récit fait un clin d’œil au film culte La Société des poètes disparus lorsque Canty décrit comment il a découvert son véritable Moi. Impossible de ne pas être profondément touché par sa candeur de garçon sentimental de 17 ans. Toutes les portes de l’imaginaire y sont grandes ouvertes. On découvre Shakespeare, l’auteur de science-fiction Ray Bradbury, et notre grand poète québécois, Alain Grandbois, en particulier son recueil de poèmes.  Natif de Lachine, Canty plus qu’un conteur, est un philosophe qui exalte le lyrisme de nos vies imaginaires.

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