L’Ukraine, voies de sortie

L’Ukraine souffre, le Canada et le Québec expriment clairement leurs solidarités. L’Ukraine gagne la guerre médiatique, mais risque de perdre la guerre des chars d’assaut.  Quelles seraient les voies de sortie afin d’éviter l’élargissement de cette guerre au niveau mondial ?

Nous vivons une guerre de civilisations, une guerre des valeurs : les valeurs démocratiques versus la dictature de Poutine qui impose par la force une vision impérialiste de la Grande Russie. Kiev est au cœur de l’histoire, de la civilisation et de l’orthodoxie russes. Dénonçons vivement Poutine, l’agresseur russe, et continuons notre appui ferme à l’Ukraine.

Voies de sortie

Demain, le Canada sera encore voisin de la Russie et entre les feux nucléaires russes et américains. Tout doit être fait évidemment afin d’éviter l’élargissement de cette guerre au niveau mondial. Tout doit être fait pour que cesse la destruction de l’Ukraine et la mort de sa population.  Quelles voies de sortie seraient possibles? Le soulèvement général des Russes contre Poutine et les pressions théoriques des oligarques sur Poutine sont des chimères.  Les sanctions économiques exigent du temps.  Alors que faire ? Est-ce qu’un statut de neutralité de l’Ukraine, garanti par les Nations-Unies, ainsi que des discussions relativement à la Crimée et le Donbass pourraient être des pas dans la bonne direction? Des voies de sortie sont urgentes.  Les risques de guerre mondiale sont réels, les Ukrainiens souffrent et la stabilité économique du monde est en jeu.

“Pour éviter une rupture complète entre la Russie et l’Occident, il faut négocier une entente le plus rapidement possible avec le Kremlin, croit l’ancien conseiller de Gorbatchev. Une entente qui pourrait comprendre un statut neutre pour l’Ukraine, ainsi que l’indépendance de la Crimée et du Donbass. Une entente qui prévoirait aussi un plan Marshall occidental pour rebâtir le pays détruit par l’invasion russe. Vladimir Fédorovski convient que le remède qu’il prescrit n’est pas digeste, mais il croit qu’il est moins destructeur que toutes les autres options : une victoire russe en Ukraine, une guerre sans fin ou l’utilisation d’une arme nucléaire tactique russe en cas de victoire militaire ukrainienne. L’apocalypse tant redoutée.” (Laura Julie-Perreault, Poutine n’est pas un dingo. La Presse, 17 juillet 2022.)

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