Tu seras toujours mon frère

Tu seras toujours mon frère. Par Christophe Rodriguez Au nom du frère par Jacques Côté. Requiem américain 2, Flammarion, Québec, 296 p.
Au nom du frère de Jacques Côté Au nom du frère de Jacques Côté
Au nom du frère de Jacques Côté

Tu seras toujours mon frère. Par Christophe Rodriguez

Au nom du frère par Jacques Côté. Requiem américain 2, Flammarion, Québec, 296 p.

Lors de la sortie du premier tome, soit : Requiem américain, je libellais que les étudiants de l’écrivain Jacques Côté avaient beaucoup de chance de le côtoyer. Ce maître en la matière du suspense ainsi que des affaires policières sait véritablement vous garder en haleine. Et comme lecteur avide, j’attendais la suite de Requiem pour comprendre ce qu’il allait advenir du Lieutenant Owen Haydn, affilié ; au SPCUM qui passait un très mauvais moment. Très proche, de la série Omerta et des liens ténus des constables du 87e District du grand Ed Mc Bain, l’auteur a trempé sa plume dans des événements qui ont secoué le Québec : la guerre des motards de 1994 à 2002. Au total, il y a eu 170 morts, plus de 20 victimes innocentes, des gardiens de prison (femmes et hommes) sans oublier le petit Daniel Desrochers qui fut atteint par un éclat lors de l’explosion d’une voiture qui tourna au drame dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. 

Pour pimenter le tout, Jacques Côté a mis en scène deux frères ; le Owen que nous connaissons et Tom, puissant chef par intérim (?) des motards.

Du suspense, nous en avons à revendre, mais pas que cela. La fraternité du clan, surtout celui de la police. Jusqu’au jour, ou un nouveau directeur est nommé pour réduire les dépenses et à voir quelque sorte la tête d’Owen. Ce dernier, pugnace et féroce a découvert des ramifications douteuses qui mettent en péril sa vie, l’enquête en cours sur la fameuse guerre des motards, ainsi que sa famille.

Un « tourne page » que oui. Tout est mené avec brio, intelligence, comme si nous y étions. Les différentes perquisitions sont minutieuses avec son lot d’informateurs, de revirements, de situations et de filles en perdition qui demandent une protection, aussi minimale soit-elle, et les « luttes intestines » autant au sein de la police que des motards qui ne font pas la dentelle. Avec : Au nom du frère, vous en apprendrez un peu plus et même beaucoup sur le père de nos deux héros qui fit « un casse » monumental sans être véritablement ennuyé. Il léguera à ses deux garçons une fortune qui tissera par la force des choses, les liens familiaux. Une ultime confession, une mécanique complexe qui vous fera passer de belles heures. Un seul mot : remarquable. Et si un producteur télé s’intéresse à cette saga, le succès est d’ores et déjà assuré !

Journaliste depuis 1990, formation en sciences politiques à l’UQAM( relations internationales). Recherchiste, réalisateur et chroniqueur pendant 20 ans à Radio-Canada, au Journal de Montréal pendant 17 ans( jazz, classique et autres). Couverture du Festival de jazz depuis 1990. Collaborateur à Sortiesjazznights depuis 20ans. Auteur des grands noms du jazz en 2000 ( Éditions de l’Homme) et aussi chroniqueur de livres pour le blogue : C’est livre et du bon

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