Libre expression, mission du PEN international

Un homme aux cheveux longs et à la veste marron défend la mission et la liberté d'expression en tant que membre de PEN International. Un homme aux cheveux longs et à la veste marron défend la mission et la liberté d'expression en tant que membre de PEN International.
Le Centre québécois du P.E.N. international.  Le droit fondamental à la libre expression.  

L’association du PEN international a été fondée à Londres en 1921 afin de réunir dans l’action des gens voulant défendre le droit de tous à la libre expression et promouvoir la littérature. Cent ans plus tard, elle compte dans ses rangs des romanciers, poètes, journalistes, dramaturges, éditeurs, libraires, bibliothécaires, universitaires, scénaristes et blogueurs venant du monde entier. À l’originel’acronyme P.E.N. (plume en anglais) représentait les mots Poètes (P), Essayistes (E) et Romanciers (N ou Novelists en anglais), mais ces restrictions n’ont aujourd’hui plus cours. Les membres de l’association proviennent maintenant de divers horizons et partagent un même engagement en faveur de la liberté de l’expression écrite.

PEN international est présent partout sur la planète et ses 150 centres sont situés dans une centaine de pays. Fondé en 1926, le Centre québécois est l’un des plus anciens et rassemble environ cent cinquante adhérents qui ont à cœur d’offrir leur appui à des écrivains persécutés ou exilés et de mener des actions de dénonciation dans les festivals de littérature ou de poésie, salons du livre et autres.

Certaines instances du Centre exercent des actions spécifiques de solidarité, tels le Comité de défense des écrivains persécutés, le Comité des écrivains pour la paix, le Comité Femmes et le Comité de la traduction et des droits linguistiques. Tous les deux ans est octroyé le Prix littéraire JacquesBrossard/Centre québécois du P.E.N. international, d’une valeur de 5000 $, à l’auteur d’un ouvrage d’essai ou de fiction publié en français au Québec, centré sur l’humanisme ou la spiritualité.

Congrès PEN – 2015

Les actions du P.E.N.-Québec ne sont pas vaines. Grâce à des campagnes entreprises contre l’impunité de crimes perpétrés, le Centre participe à faire entendre des voix autrement bâillonnées. Son cri d’indignation s’ajoute à celui d’autres organisations similaires etdepuis 20 ans, P.E.N. a dénombré plus de 200 écrivains qui ont ainsi été libérés. On peut penser à Raïf Badawi (Arabie saoudite), Liu Xia (Chine), Yvan Godbout (Canada) ou encore Ahmet Altan (Turquie), libéré après quatre années d’emprisonnement pendant lesquelles il avait écrit Madame Hayat, récipiendaire du prix Femina étranger 2021.

Il y a encore beaucoup à faire, puisque bon an, mal an, PENInternational recense environ 800 écrivains emprisonnés ou menacés pour avoir utilisé leur droit à la libre expression. Toutes les bonnes volontés sont sollicitées.

Centre québécois du P.E.N. international. https://penquebec.org/contact/  [email protected].

Photo principale :  Raif Badawi, libéré le 11 mars 2022, après avoir purgé dix ans de prison en Arabie Saoudite; mais toujours retenu, sous le coup d’une interdiction de voyager de dix ans.

 

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