Une photo de Patrick Roy, gardien de but de hockey, portant un casque.

Patrick Roy dans la grosse pomme

Patrick Roy dans la grosse pomme.  Par Michel Bureau
Le Canadien pourrait bien s’en mordre les doigts de ne pas avoir mis sous contrat Patrick Roy au moment opportun. Il pourrait fort bien leur faire un pied de nez derrière le banc des Rangers de New York.

Il y avait de grandes attentes chez les Rangers cette année, mais ils ont échoué, et ils ont indiqué poliment la porte de sortie à Gérard Gallant, un congédiement déguisé. Chris Drury, directeur-gérant des Rangers de New York, a été le coéquipier de Patrick Roy avec L’Avalanche du Colorado, il a gagné la Coupe Stanley avec lui. Maintenant reste à savoir quelle était la relation entre les deux hommes. Chose certaine, dans l’éventualité de…, Patrick Roy va demander certaines garanties comme un contrat à long terme. Patrick Roy connaît les meilleurs espoirs dans la LHJMQ, et ailleurs. Roy est un gagnant. Je m’explique encore mal pourquoi le Canadien deux fois plutôt qu’une à ignorer la candidature du célèbre 33, on l’a rencontré par politesse, et pourtant. Probablement parce qu’il est trop populaire auprès des partisans, et qu’il n’est pas un yes man.

Geoff Molson a dénaturé le Canadien en donnant les rênes de l’équipe à un groupe d’individus qui n’ont aucun lien avec la longue tradition du club de hockey Canadien (Gordon, Hughes, Lecavalier et Saint-Louis). On a jeté le bébé avec l’eau du bain. Je n’ai rien personnellement contre Martin St-Louis, et je ne doute pas de ses bonnes intentions de redorer le blason du Canadien, mais de là à lui donner le poste d’entraîneur-chef alors qu’il n’avait aucune expérience derrière le banc, hormis dans le bantam, c’est un manque de respect pour la profession. Ce n’est pas nécessairement un gage de succès pour un entraîneur d’avoir eu un passé de joueur vedette, mais dans le cas de Patrick Roy, c’est une autre histoire. Maurice Richard n’avait pas fait long feu derrière le banc des Nordiques dans L’AMH. Wayne Gretzky aussi s’est cassé les dents comme entraîneur-chef, pourtant il est question ici de deux des plus grandes vedettes dans l’histoire de la LNH. Ce sont des plombiers qui font de bons entraîneurs. Toe Blake en est un bel exemple.

Fait sur mesure pour New York

En devenant le prochain entraîneur-chef des Rangers, Roy aura un excellent club de hockey sous la main pouvant aspirer aux grands honneurs. Roy aura Broadway à ses pieds. Patrick Roy a laissé sous-entendre durant la saison qu’il pourrait en être à sa dernière saison comme entraîneur-chef dans la LHJMQ. Il a vendu récemment sa luxueuse demeure au lac Beauport, celui qui s’en est porté acquéreur en demande le double aujourd’hui. Cette fois pourrait être la bonne occasion pour l’ex-numéro 33. Il a encore un défi à relever avec les Remparts, mais il pourrait faire part de sa décision avant le prochain repêchage de la LNH à Nashville. Mon petit doigt me dit que Patrick Roy va croquer dans la pomme!

Poésie Trois-RivièreMains Libres

Le Bureau des Sports